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Le 10 octobre 2014
Maladie d’Alzheimer : mieux repérer et prendre en charge l’apathie

60 % des patients atteints de la maladie d’Alzheimer sont affectés par l’apathie. Or, ce syndrome est souvent confondu avec la dépression. Afin de limiter un recours inadéquat aux antidépresseurs, ce nouveau travail de la HAS permet de définir précisément le diagnostic de l’apathie et de recommander une prise en charge privilégiant des moyens thérapeutiques non médicamenteux.
 
Pour une prise en charge plus adaptée du patient, la HAS recommande ainsi aux professionnels de santé d’établir un diagnostic différentiel avec la dépression. En effet, la dépression se caractérise par des signes bien spécifiques qu’il est conseillé de rechercher (humeur triste pathologique et ruminations dépressives comme le pessimisme, le sentiment de désespoir et de culpabilité etc.). Dans les situations complexes, le recours à un avis et/ou à une prise en charge spécialisée par un psychiatre est à proposer.
 
Repérer systématiquement l’apathie

Le repérage de l’apathie doit être systématique chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs signes permettent de dépister ce syndrome : perte ou baisse de motivation, perte d’initiatives, appauvrissement des activités sociales, désintérêt, émoussement affectif etc. Si ces signes persistent dans le temps au-delà de 4 semaines et contrastent avec l’état antérieur du patient, la HAS recommande au médecin d’utiliser l’inventaire neuropsychiatrique qui évalue la fréquence et la sévérité de 12 symptômes rencontrés au cours de la maladie d’Alzheimer parmi lesquels figure l’apathie.
 
Différencier l’apathie de la dépression

L’apathie est régulièrement confondue avec la dépression en raison de plusieurs symptômes similaires comme la diminution et la perte d’intérêt ou le sentiment de manque d’énergie. Or, un diagnostic de dépression inadapté avec une prescription d’antidépresseurs provoque un mésusage grave de ces médicaments.

Une prise en charge non médicamenteuse

Deux stratégies thérapeutiques sont appropriées pour traiter l’apathie. D’une part, les interventions non médicamenteuses (thérapies de simulations cognitives, de réhabilitation psycho-socio-cognitive écologique et d’activités de groupe liées à la vie quotidienne) sont à prendre en compte dans une stratégie thérapeutique globale tant en ambulatoire qu’en institution. Elles peuvent être proposées à titre individuel ou collectif et être pratiquées par un personnel formé. D’autre part, l’approche pharmacologique doit consister à diminuer les médicaments à risque d’effets secondaires favorisant l’apathie

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