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Le 05 février 2014
Schizophrénie : intérêt de la psychothérapie cognitivo-comportementale

Une étude pilote du Lancet sur 18 mois montre qu’une psychothérapie cognitivo-comportementale permettrait de réduire significativement la symptomatologie psychotique et d’améliorer le fonctionnement social de schizophrènes avérés qui ont arrêté leur antipsychotique.

La psychothérapie cognitivo-comportementale est donc possible chez des schizophrènes qui ne sont pas traités par antipsychotique, avec 41% des malades ayant une amélioration d’au moins 50%. Autre élément positif, chez ces malades la poursuite de l’interruption du traitement pendant encore 18 mois ne s’est pas accompagnée d’une dégradation manifeste de leur état. Pourtant, il y a quand même un bémol, c’est que si la psychothérapie semble assez bien marcher sur les hallucinations et sur le fonctionnement social, elle n’améliore pas les symptômes déficitaires. Deuxièmement, ils s'agit de malades avérés mais pas forcément représentatifs des malades hospitalisés.

Au final, il n’est pas question que tous les malades interrompent leur traitement et le fassent n’importe comment, mais, chez certains malades, cela peut représenter une opportunité de choix. Et c’est important, pour gérer un traitement sur le long terme. Si cette étude est confirmée, il sera donc peut-être possible de leur proposer des périodes de « vacances sous surveillance ».

Cognitive therapy for people with schizophrenia spectrum disorders not taking antipsychotic drugs: a single-blind randomised controlled trial


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